Michèle Audette

Née d’un père québécois et d’une mère innue, Michèle Audette, mère de 5 enfants, s’est impliquée très tôt dans sa vie dans la lutte contre les discriminations envers les femmes autochtones.  À l’âge de 27 ans, elle est devenue la présidente de l’Association des femmes autochtones du Québec. Par la suite, elle a occupé le poste de sous-ministre chargée du Secrétariat à la condition féminine du Québec. De 2012 à 2014, elle a présidé de l’Association des femmes autochtones du Canada. En 2016, elle est nommée commissaire dans le cadre de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Michèle Audette a contribué de manière exceptionnelle à la défense des droits des femmes autochtones au Canada. Par son engagement politique et social, elle joue, en effet, un rôle clé depuis les années 1990 dans la transformation des rapports entre les peuples autochtones et la société euro-descendante québécoise et canadienne, tout particulièrement en donnant de la visibilité aux enjeux politiques et sociaux qui touchent les femmes autochtones. Elle a revendiqué et continue de revendiquer avec succès des changements dans les politiques provinciales et fédérales pour lutter contre la discrimination, la violence envers les femmes autochtones et les inégalités sociales

Pour souligner l’envergure de son engagement pour les causes des femmes autochtones, le rôle crucial qu’elle a joué dans la mobilisation pour la tenue d’une commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées et son inépuisable travail pour la réconciliation entre les peuples l’Université de Montréal a remis un Doctorat honoris causa à Michèle Audette en août 2018.

 

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